Beauté

Des femmes, rien que des femmes…

Cette famille est une famille de femmes et constitue une grande histoire d’amour dans laquelle se glisse quelques hommes…Leur complicité est exceptionnelle et même étonnante. Elles ont la chance d’être 4 générations de mères/filles à entretenir cette filiation exceptionnelle.


Elle: 35 ans, mariée, professeur des écoles, trois filles

«Nous sommes tout le temps en contact les unes avec les autres»

«Mon arrière grand mère a eu 5 filles et 1 garçon, ma grand mère 5 filles, maman 4 filles et moi 3… et c’est incroyable. Nous sommes une famille de filles. Ma sœur vient d’avoir un petit garçon après deux filles. Nous n’en revenons pas! Le pauvre, il va être entouré de 6 petites cousines et deux sœurs. Nous ne faisons que des filles et notre famille est célèbre pour cela. En plus nous avons toutes un air de famille. Je les trouve magnifiques les femmes de ma famille.

Ma grand-mère, qui a près de 98 ans, est une vraie gravure de mode. Elle a la chance d’avoir ses filles toutes vivantes et cette génération de femmes forme déjà un clan. Toutes mes tantes habitent à La Réunion et ont besoin de se retrouver. Tous les jeudis elles déjeunent chez ma grand-mère, et aucune d’elles ne rateraient ce repas autour de leur maman. Elles sont toutes hypers marrantes, vous ne pouvez imaginer le bruit qu’elles font lorsqu’elles sont ensemble! Avant leur rencontre hebdomadaire elles s’apprêtent, c’est à celle qui sera la plus belle. Elles sont trop mignonnes à s’habiller comme pour aller à un rendez-vous galant alors qu’elles ont toutes entre 60 et 70 ans.

«Les meilleures amies de maman, ce sont ses sœurs»

Ma grand-mère a su leur inculquer le goût d’être entre sœurs, sans jalousie, sans rivalité, en complicité. Parfois je me dis même qu’elles sont trop proches. Les meilleures amies de maman ce sont ses sœurs. Pour peu que l’une des filles ait une très bonne amie, cette dernière sera adoptée par les autres et deviendra comme une sœur adoptive. Nous avons comme cela deux tantes supplémentaires mais attention, elles ne seront jamais conviées au déjeuner du jeudi…

J’ai moi-même deux sœurs et avons une relation fusionnelle. Ma petite sœur, celle qui a eu le fameux petit garçon, vit à Paris et elle nous manque tant… Je suis sûre qu’elle reviendra pour nous toutes... Nous sommes tout le temps en contact les unes avec les autres. J’ai besoin d’entendre maman tous les jours, de la voir toutes les semaines. Pas un jour sans que je n’échange un mail ou un sms avec mes sœurs. Mes filles voient le bonheur que nous avons à être ensemble et sont pour le moment très proches les unes des autres. Elles sont élevées avec leurs cousines et sont les meilleures amies les unes des autres, comme moi-même à l’époque avec mes cousines.

«Le peu d’hommes qui rentrent dans notre famille sont vraiment des hommes d’exception»

Il y a bien sûr dans chaque génération des dominantes mais cela se passe avec la bénédiction des autres. La grande question que tout le monde nous pose est la façon dont nos pères, maris survivent? Ils sont ravis. Je ne sais si c’est un hasard mais aucune de nous n’a jamais divorcé. Il faut dire qu’avant d’être adopté le pauvre malheureux doit passer par un sévère tribunal. Ma sœur aînée a quitté un garçon qui ne plaisait pas à mes parents, pas à mes tantes… Je suis sûre que nous avons influencé son choix, et grâce à nous, elle a trouvé le plus merveilleux des maris. Nous sommes fortes à nous toutes. Franchement le peu d’hommes qui rentrent dans notre famille sont vraiment des hommes d’exception. Mes oncles, mon père, mes beaux-frères sont tous plus adorables les uns que les autres. Les deux hommes que je connais le mieux, papa et mon mari, sont comme des dieux vivants chez eux. Papa était notre idole et mon mari est comme un coq au milieu des ses filles… Ce petit bonhomme qui vient de naître chez ma soeur est vraiment une curiosité et nous rêvons toutes de nous en occuper… Il y a peu d’élu chez nous…».

Samedi 13 Juin 2009
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