Beauté

Une aventure en business class à 10 000 mètres

Un aller-retour professionnel rapide à faire en métropole, un surclassement de dernière minute et la voilà, confortablement installée en business class. Ce vol est déjà exceptionnel. Elle n’est pas prête de l’oublier. Son seul regret, il n’a duré qu’un peu moins de onze heures.


Une aventure en  business class  à 10 000 mètres
Elle : Grande, mince la trentaine, Isabelle est cadre dans une grande société de la place. Le départ imprévu « De par mes fonctions, je suis régulièrement amenée à faire des voyages sur Paris. Un vendredi soir, un mail est tombé au bureau : il fallait que quelqu’un parte d’urgence pour assister à un séminaire commençant le lendemain. J’avais prévu une randonnée à Cilaos, et franchement je ne me suis pas précipitée pour me porter volontaire. Mais, c’était le week-end de la Fête des Mères et étant la seule à ne pas avoir d’enfants, j’ai été désignée d’office. Je suis donc partie un peu contrariée. Le surclassement miracle Je me suis ruée chez moi prendre une douche. J’aime être belle pour prendre l’avion. Je me suis glissée dans mon jean préféré et ai enfilé mon chemisier en soie blanc. Maquillée et juchée sur mes hautes bottes noires, je partais à l’assaut de la capitale pendant que mes collègues allaient découvrir leurs colliers de nouilles et petits poèmes de circonstance. Ce ne devait pas être ma journée car à l’enregistrement on m’annonce que je ne pouvais embarquer. J’étais totalement furieuse ! Ce week-end séminaire commençait vraiment à m’agacer. J’ai appelé mon boss qui a débloqué la situation et par miracle, je me suis retrouvée surclassée en business class. Mon week-end forcé prenait une toute autre tournure. J’étais ravie, n’ayant bien sûr jamais voyagé dans cette classe. Un petit tour au salon m’a permis de passer un petit coup de fil à ma meilleure amie pour la narguer, tout en savourant une petite coupe de champagne. Je me suis installée dans mon immense fauteuil en cuir, dans les meilleures dispositions d’esprit.

Une aventure en  business class  à 10 000 mètres
Marié, 2 enfants, avocat d’affaires à Paris Je ne l’ai pas remarqué tout de suite. J’étais comme une gamine, toute à la découverte de mon écran personnel, de ma trousse de voyage… Tout à coup, une coupe de champagne m’a été mise sous le nez par mon voisin que je n’avais pas du tout repéré. Il avait tout simplement pris l’initiative de m’offrir un verre, et d’initiatives nous n’en n’étions qu’au début. Mon voisin était charmant, des yeux très clairs, verts, de belles boucles blondes et d’une gentillesse à toute épreuve. Nous avons fait connaissance très rapidement. Quand le dîner est arrivé, je savais déjà tout de lui. Marié, 2 enfants, avocat d’affaires à Paris et venant en tant que consultant à La Réunion. C’était incroyable, j’avais l’impression de le connaître depuis toujours. Nous avons passé un délicieux dîner au champagne. Quand les lumières se sont éteintes pour le film, nous étions toujours en train de discuter de La Réunion, de son job, du mien et un peu éméchés. Il était si spontané, si drôle, si agréable ; j’étais sous le charme. Habituellement, avec les hommes je suis plutôt méfiante, avec cet inconnu j’étais bien. Tout naturellement Nous étions dans le noir, les autres hommes d’affaires dormaient ou regardaient un film. J’ai senti une main se glisser sous mon chemisier en soie. C’était tout simple, tout tendre, tout chaud. Ses mains étaient douces comme de la soie… Les choses se sont enchaînées tout naturellement. Nos couvertures se sont emmêlées… Dans cet espace feutré où nous devions retenir nos respirations, nous avions l’impression de faire l’amour en apesanteur. Nous nous sommes endormis main dans la main et nous nous sommes retrouvés une nouvelle fois au cours de cette nuit qui filait à toute vitesse. Une aventure sans lendemain Déjà, le petit déjeuner ! J’étais bien à côté de cet homme qui n’était plus tout à fait un inconnu. Nous avons parlé de cette nuit qui venait tout juste de s’achever. Il était heureux, j’étais aux anges. Je savais que nous étions sur le point de nous séparer, que notre aventure était sans avenir et paradoxalement, j’étais sereine. Il m’a demandé mon numéro de téléphone, je n’ai pas voulu prendre le sien.

Vendredi 24 Avril 2009
A P
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