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Azmina Goulamaly

Femme de l’année et femme accomplie…

Cette femme a tout reçu… La beauté, l’intelligence, elle est diplômée de l’Essec, la naissance et surtout la grâce. Déjà il y a quelques mois elle était nominée comme manager de l’année. Elle vient de se voir attribuer le prix de Femme de l’Année par le Conseil Général lors de la Journée de la Femme, section économique. Juste consécration pour cette jeune femme de 37 ans, qui se pose pour 7Magazine à la nuit tombée sur le front de mer de Saint Paul…Concise, éclatante et rayonnante, avec son petit ventre rebondi par ses 6 mois de grossesse, Azmina se raconte…


Comment vous définiriez-vous?

Azmina Goulamaly
«Je suis une femme active. En fait, on appartient à une génération qui a cette liberté là…Etre élue femme de l’année cela m’amusait et m’a fait très plaisir. Je travaille dans un environnement très masculin, l’aquaculture, et c’est un avantage que d’évoluer dans ce milieu en tant que femme. Je suis très à l’aise avec ma féminité. D’autre part je travaille pour un groupe familial (Le groupe Océinde fondé par son propre père Abdéaly Goulamaly dans les années 70 et qui regroupe Aquapesca, Mauvillac, Pipangai, Reuniplast). Les gens chez nous ne se battent pas pour leurs postes mais pour abattre le travail. (Elle éclate de rire…). En fait il y a une véritable sympathie pour les femmes qui assument des responsabilités!».

Quel est votre parcours?

«Le Groupe Océinde s’était déjà développé dans la pêche et la téléphonie. Je suis arrivée avec l‘aventure de Pipangai. Après mes études à l’Essec et mon Master en finance, je rêvais de découvrir l’Amérique Latine… J’ai sauté sur l’opportunité de faire un stage à la Société Générale en Argentine… Je gagnais 500 $ par mois, j’étais ravie et totalement inconsciente du peu que cela représentait, je pensais pouvoir me débrouiller, mon père était effondré… (Elle éclate à nouveau de son rire magique)… J’habitais chez des copains et j’ai vite réalisé que Papa avait raison, et que je devais trouver un travail plus sérieux… Je suis dans entrée dans un Cabinet de Conseil en Stratégie et ai fait une mission pour Carrefour… Mon père, à l’époque, montait avec Alain Séraphine Pipangai Production. Le pari était ambitieux, l’idée simple: créer une activité inédite à La Réunion dans un secteur d’activité porteur, exigeant une main d’œuvre nombreuse, très concurrentielle.
Azmina Goulamaly

En 95-96, j’ai donc pris ce premier boulot, en 2001 j’étais à la direction du studio pour le passage au numérique… Nous avons été 70, 120, jusqu’à 210 personnes… J’ai commencé à 24 ans, pendant 10 ans, les équipes étaient toutes jeunes au départ et nous avons tous évolué ensemble J’a pris une place de fait, dans une structure qui a cru très rapidement. C’était passionnant ce studio purement Réunionnais qui effectuait énormément de formation interne: nous faisions de l’insertion non revendiquée. J’ai beaucoup aimé ce côté entreprenariat social et c’est vrai que c’est beau de faire de l’image. Nos clients ont connu de vrais succès avec les Alix, Bob Morane, Corto Maltes. Aujourd’hui la concurrence asiatique et canadienne est sévère et le marché de l’animation a complètement changé.
En 2000, mon frère Nassir et moi avons eu le choix de nous impliquer plus dans le groupe. Nous avons alors tenté l’aventure d’Aquapesca… Au Nord de Madagascar, le Groupe avait déjà avec Armement des Mascareignes un élevage de crevettes. Nous avons eu la possibilité d’implanter au Mozambique une ferme, un élevage naturel de produit très frais. Notre ferme fait 350 hectares sur le site de Quelimane. Nous faisons de la reproduction, de l’écloserie, la récolte, la surgélation et l’exportation à partir du site… C’est passionnant…».

Et coté vie privée?

Azmina Goulamaly
«Aujourd’hui je suis basée à Paris pour gérer le développement commercial et marketing d’Aquapesca. La ferme au Mozambique est très bien équipée en internet et donc j’y vais environ tous les 2 mois ½. Et puis mon mari travaille à Paris…Je me suis mariée il y a quasiment un an, pour le plus grand soulagement de Papa…(Elle éclate une nouvelle fois de rire, c’est une seconde nature chez elle que cette gaité). J’ai épousé un Breton, un vrai qui est chef d’entreprise…Il fabrique et vend des smoothies…,(le dit Breton surveille d’ailleurs attentivement de loin, notre interview…)».

A quand un retour à La Réunion ?

Azmina Goulamaly
«La Réunion pour l’instant ne me manquait pas trop et c’est vrai que j’ai eu la chance d’y passer beaucoup de temps. Je crois qu’avec un enfant j’aurai de plus en plus envie d’y revenir… Me parents sont ici et j’aurai besoin de revenir aux sources…».

Lundi 29 Mars 2010
Catherine Ronin
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