Evénement

Coupe du Monde 2014: Jérôme Alonzo et Emmanuel Petit racontent

Emmanuel Petit, champion du monde de 1998, et Jérôme Alonzo, ex-gardien de but du PSG, ont répondu aux questions du journaliste de France 2, Fabien Levêque, lors d'une interview croisée. Une occasion de revenir sur leur parcours sportif, remis au goût du jour avec la Coupe du Monde de la Fifa 2014.


Si tu étais un brésilien ...
Jérôme ALONZO : Gustavo Kuerten, je suis un grand fan de tennis et depuis que les joueurs de sa génération sont partis, je m’ennuie un peu. Sinon côté joueur de foot, mon ami Ronaldinho.
Emmanuel PETIT : Pour moi, la personnalité brésilienne qui me touche le plus, est Ayrton Senna ou Gilberto Gil (des gens proches, des gens généreux) ; mais si l’on ne parle que du foot, c'est très réducteur de ne citer qu'un seul joueur mais j'ai beaucoup d'admiration pour Romario (l'immense joueur qu'il a été et aussi l'homme engagé qu'il est devenu), mais il y a d'autres joueurs immenses comme Garincha, Pelé, Ronaldo, Socrates, etc.

Si tu étais un stade...
JA : Le Maracaña. Quand on est jeune on pense tous à ce stade. Il correspond aux premières images qui ont bercé ma jeunesse.
EP : Sans aucun doute le Maracaña (à la grande époque des derbys FluFla (Fluminense/Flamengo), ou de la finale de la Coupe du Monde 1950, perdue face à l'Uruguay devant 200 000 personnes !

Si tu étais une équipe...
JA : Botafogo, car le premier maillot que j’ai eu petit était celui de cette équipe (je ne sais toujours pas pourquoi). J’avais celui-ci ainsi que celui de Mönchengladbach. J’ai des photos de moi avec ces deux maillots.
EP : Brésil 70, et bien sur France 98.

Si tu étais un geste technique...
JA : La bicyclette. Gamin, je ne vivais que pour le ciseau retourné, j’ai su le faire très jeune car ayant fait du judo je n’avais pas peur de tomber sur le dos. Je trouve que c’est le plus beau geste qui existe, demandant finesse et technique.
EP : Une reprise de volée.

Si tu étais un but...
JA : Celui de Ronaldinho contre l’OM en 2002. J’ai joué ce match et cela faisait 14 ans que Paris n’avait pas gagné au Vélodrome. J’ai vu ce jour-là le récital d’un vrai artiste. But qui a fait le tour du monde, où il part du milieu du terrain, ridiculise la défense, « tourne » les reins de Frank Leboeuf pour finir en battant Runje. Un grand souvenir !
EP : Mon but bien évidemment en finale 98, ou la reprise de volée de Zidane en finale de Champions League 2002.

Si tu étais une victoire...
JA : OM-PSG 2003, deuxième victoire d’affilée de Paris au Vélodrome en championnat avec un but de Fabrice Fiorèse à la 93ème minute. C’est une des plus
belles victoires de ma carrière.
EP : France-Brésil 1998.

Si tu étais un Ballon d'Or...
JA : Zizou, à l’époque, il était le plus grand joueur du moment car il a tout fait…
EP : Je n'aime pas les distinctions individuelles dans un sport collectif, donc aucun Ballon d'Or.

Si tu étais un joueur de la Coupe du Monde 2014...
JA : Salvatore Sirigu car il a dû remplacer Buffon au pied levé. Remplacer une légende ce n’est jamais facile. J’ai une tendresse particulière pour ce joueur qui est très bon, progresse très vite avec le PSG et qui a appris notre langue plus que rapidement. Du côté français, je dirais Mamadou Sakho, car je l’ai vu arriver au PSG et maintenant c’est un taulier de l’Equipe de France.
EP : Neymar (pour l'énorme responsabilité qu'il supporte pour ce Mondial), Messi ou Ronaldo pour l'immense talent des 2 joueurs.

Si tu étais président de la FIFA...
JA : Platoche (Platini NDLR), je ne suis pas d’accord avec lui sur la vidéo mais je pense que M. Blatter doit passer la main, arrivé à son âge.
EP : Je démissionnerai sur le champ ! Blatter dehors ! Ca suffit la corruption ! J’obligerai la FIFA à être beaucoup plus transparente et à mettre en place beaucoup de projets socio-éducatifs dans les pays affiliés à la FIFA.

Si tu étais Didier Deschamps...
JA : Je serais fier de ce que j’ai fait et de ma carrière. C’est quelqu’un qui « pue » la victoire et qui a beaucoup de chance, chose qui compte dans le sport de haut niveau.
EP : J'irai chez le dentiste ! (rires) ; plus sérieusement je garderai le cap car s'il y a bien un ex-joueur qui incarne parfaitement le métier d'entraineur, c’est bien Didier Deschamps, il a ça dans son ADN.

Si tu étais Emmanuel Petit...
JA : Je me couperais un tout petit peu les cheveux, les pointes tout du moins (rires). Si tu étais Jérôme Alonzo...
EP : Je ferai des implants ! (rires), plus sérieusement je fonderais une famille car, le connaissant très bien, je suis sur qu'il ferait un excellent papa.


Vendredi 20 Juin 2014
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