Réunion Positive

Ingénieurs en herbe

Le Stella Matutina a accueilli la 6ème édition de la finale académique des olympiades des Sciences de l’Ingénieur réunissant 13 lycées. Les 48 équipes en lice se sont challengées sur la réalisation de projets innovants, alliant informatique et développement durable. Les jeunes ont rivalisé d’imagination et d’ingéniosité dans leurs créations face au jury composé de professionnels et de collégiens. Les deux premières équipes gagnantes se sont rendues en Métropole pour défendre leur projet lors de la finale nationale.


Rendez-vous annuel incontournable des jeunes scientifiques, les Olympiades des sciences de l’Ingénieur est un concours national qui s’adresse aux lycéens des classes de première et terminale des séries S et STI2D. La participation se fait par équipe de 3 à 5 personnes, chacune d’entre elle est encadrée par un enseignant-coach.

Le concours s’inscrit dans le cadre des actions éducatives et participe notamment à développer chez les élèves :
➜ l’esprit d’initiative ;
➜ le goût pour la recherche ;
➜ les compétences de l’ingénieur.

Les Olympiades permettent d’apprécier et de récompenser des projets expérimentaux en sciences de l’ingénieur, menés par des équipes de lycéens pendant plusieurs mois.

Elles sont l’opportunité pour les élèves de montrer leur savoir-faire en réalisant un projet ambitieux et pluri-disciplinaire. En effet, les lycéens devaient intégrer à leurs projets des travaux expérimentaux pluri-technologiques, dans le domaine des Sciences de l’Ingénieur ou des Sciences et Technologies de l’Industrie et du Développement Durable.

« Ce type d’évènement représente un impact énorme pour nous ! Les Olympiades sont un vrai moteur pour nos élèves. On utilise le projet pour les motiver et pour transférer tout ce que l’on apprend de manière théorique - qui est toujours un peu plus laborieux à faire passer - à la pratique », explique Philippe Saurel, enseignant au Lycée Pierre Lagourgue.

Sur le podium du classement local : le Lycée Sarda Garriga en troisième position, le lycée Roland Garros en seconde position avec le masseur cardiaque, et sur la première marche, le lycée Pierre Lagourgue avec le robot Igard’Pro.

Selon Philippe Saurel, « Les élèves sont fiers d’être venus, d’avoir participé. Ils ont plaisir à travailler sur un projet qui leur est propre. Je pense que, lors d’un entretien pour entrer dans une école par exemple, c’est un véritable atout d’avoir été loin dans un projet. Les élèves peuvent en parler, expliquer comment ils l’ont abordé, les difficultés qu’ils ont rencontrées et les solutions qu’ils ont trouvées. Je pense que les enseignants des écoles supérieures sont attentifs à ça ».

La finale nationale des 9ème Olympiades de Sciences de l’Ingénieur a eu lieu en mai dernier chez FANUC à Lisses (91), spécialiste des CNC, robots industriels et machines (Electroérosion à fils – Centre d’usinage – Presse à injecter électrique).

Cette Finale, placée sous le signe de l’innovation, a regroupé les 60 projets sélectionnés à l’issue des différentes finales académiques qui se sont tenues en métropole et dans les DOM.

Le masseur cardiaque du lycée Roland Garros s’est vu remettre le prix de l’innovation collaborative par la Fondation Georges Besse lors de la finale nationale.


ROLAND, LOAN ET ADRIEN  : CRÉATEURS DU ROBOT IGARD’PRO 

« On a voulu créer un robot de sécurité autonome qui pourrait compléter le métier d’argent de sécurité et permettre de couvrir une plus grande zone commerciale. On a participé aux Olympiades parce qu’on voulait montrer ce qu’on avait fait, surtout qu’on a beaucoup travaillé sur ce projet, au moins 70h ! Et puis, c’est une bonne répétition pour l’épreuve du bac. Ça nous permet de nous confronter à une situation réelle. La complexité de notre projet résidait dans les différents éléments qu’on a utilisé et le travail d’équipe au début. On a du travailler main dans la main pour pouvoir avancer très rapidement et être efficaces. »


Lundi 9 Juillet 2018
La Réunion Positive
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