Evénement

Julien Hoarau, la course à pied au quotidien

Julien et Nicolas Hoarau: deux frères jumeaux de la Plaine des Grègues qui ont chopé la fièvre de la course de montagne, «contaminés» par leur papa Léonard , ancien grand raideur devant l'Eternel. C'est Julien qui mène le bal actuellement dans le Challenge de Trail City-Sport/LRA, bien encouragé il est vrai par tous les siens , dont son «double» Nicolas qui a décroché un peu au niveau de la compétition, Bertrand Vienne qui l'a pris sous son aile et Eva sa fiancée. Sans détour, Nicolas Hoarau a répondu à nos questions.

- En trail, vous préférez les grandes ou les petites distances?
Les petites distances, vu mon âge, mon manque d’expérience, la charge d’entraînement trop lourde pour les plus longs trails. Mon jugement s'appuie sur mon expérience sur le Trail de Minuit. J’adore la vitesse, d’ailleurs j’aimerais tenter plus de courses sur route (10 km) dès l’année prochaine pour m’améliorer encore sur les courses de montagne.
- Vous suivez un régime alimentaire approprié?
Euh… pas particulièrement! C’est vrai que je fais attention de manger équilibré une semaine avant la course. J'évite de consommer trop de fibres, la viande de porc, le piment et je ne bois aucune goutte d’alcool. Par contre, je ne peux résister aux sucreries, trop dur le sacrifice! Mais je respecte mes heures de sommeil, et souvent je fais mes courses à l’heure où les jeunes de mon âge sortent de boîte. Je fais très rarement la fête.
- Vous faites combien de séances d'entraînement par semaine et où?
Mes séances sont encadrées par Bernard Delonprez du CASL qui connaît exactement tous mes pics de formes, mes périodes de méforme, mes points forts et mes points faibles. C’est grâce à lui que j’ai réussi à terminer aussi bien mon Trail de Minuit par exemple, uniquement à partir de séances sur la piste. Je suis sur la piste de Saint Louis deux fois par semaine. Les autres jours, je fais des sorties sur Saint-Joseph: à Manapany, à la Caverne des Hirondelles, à Langevin...Je fais aussi la Boucle des Margosiers.
- Comment ça se passe avec votre frère jumeau Nicolas?
Même entre jumeaux la concurrence est là, mais mutuellement on se pousse. On se dispute souvent sur les sorties, mais une seconde après on en rigole. Nicolas a commencé à courir avant moi, il faisait des courses sur piste. Puis on a commencé réellement à faire de la compétition en montagne, suite au décès de notre maman. Et c’est de là qu’on a puisé notre force. Pour nous, courir c’est pouvoir supporter la douleur autant que maman l’a supportée au cours de sa maladie. Et on espère que là où elle est, elle est fière de nous.
Nicolas et moi on est très proche dans la vie courante. C’est très dur pour nous en ce moment. Au chômage et sans revenus, on essaie de trouver des solutions pour la suite. Heureusement que la Team Nike de City Sport est là pour nous fournir le matériel.
- Comment avez-vous connu Bertrand Vienne? Quelques mots sur votre équipe d'assistance?
En 2012, suite à ma quatrième place sur le Trail du Curcuma, Bertrand est venu nous voir Nicolas et moi. C’est le capitaine de la team et ancien «plani-gréguois»; il ne nous impose aucune obligation, on fait des sorties ensemble... Eva, ma fiancée, est devenue aussi mordue que moi de la course à pied. On s’entraîne tout le temps ensemble. Chez nous, dès le réveil, c’est course à pied, mais aussi au petit déjeuner, devant la télé ou au coucher… sans elle je n’aurais peut-être plus couru du tout. Sur les courses j’ai du «ravito béton.



Roland Chane


Mardi 12 Août 2014
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